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Stéphanie Balini, au contact des ateliers


Par Barbara Poirette

Derrière sa réserve, Stéphanie Balini déploie un talent qui en toute simplicité force le respect. C’est dans le cadre des Jeunes Espoirs de la Création du Comité Colbert que cette diplômée des Beaux-Arts de Saint Etienne et des Arts Décoratifs de Paris se fait magnifiquement remarquer. Une expérience par laquelle elle collaborera avec la manufacture de Baccarat et partagera le savoir-faire des verriers.



Stéphanie Balini, au contact des ateliers

Une expérience au croisement des techniques traditionnelles du cristal et de la création de motifs au laser, d’où naîtra la collection de verres en édition numérotée les Damoiselles que l’illustre Maison décidera d’éditer, non sans solliciter la jeune femme pour concevoir un coffret à la hauteur de sa création. La reconnaissance de Baccarat pour son travail, Stéphanie Balini la reçoit sans triomphalisme, ni distance, « le projet s’est fait progressivement. Du dessin aux ateliers… tout s’est enchainé dans un mouvement naturel ». Prolongement du sujet, mais changement de matière, la réalisation du coffret Haute Couture, entièrement gainé de cuir blanc et faisant office de déserte, se fera en collaboration avec Domeau & Pérès, ajoutant à l’arc de la jeune femme les techniques tapissières du cuir sans couture et une enrichissante rencontre.

D'une excellence à l'autre, Stéphanie Balini s'illustre avec la collection de verres les Damoiselles, en cristal clair et onyx, comme avec la collection de lampes Bûche (ci-dessus) et Poutre en bronze argenté qu'elle imagine pour Christian Liaigre.
D'une excellence à l'autre, Stéphanie Balini s'illustre avec la collection de verres les Damoiselles, en cristal clair et onyx, comme avec la collection de lampes Bûche (ci-dessus) et Poutre en bronze argenté qu'elle imagine pour Christian Liaigre.
Sa soif d’apprendre et de découvrir des savoir-faire lui maintient la tête et les mains grandes ouvertes, prêtes à plonger à l’expérience de nouveaux matériaux et à d’autres formes de langage. Pour la Société Générale, elle réalise une série de trophées et se frotte au Corian qu’elle érige en totem surmonté de quatre aiglons à la finesse joaillière… Rien d’étonnant à ce que Christian Liaigre la remarque. Par cette rencontre, Stéphanie Balini fera l’expérience du bronze auquel elle formera une lampe au dessin sculptural surmontée d’un réflecteur en métal plié qui trouvera sa place à La Société, le restaurant parisien du groupe Costes. « Christian Liaigre m’avait laissé carte blanche et j’ai aimé m’imprégner de son univers, de cette brutalité canalisée de la matière ». Un autre projet la conduit à la rencontre d’une maison de spiritueux pour la création d’un flaconnage visible dans le courant de l’année. Cristal, cuir, Corian, bronze… objet, arts de la table, lampes et pourquoi pas des mobiliers… avec pour ligne d’horizon les commandes particulières comme l’édition en petite ou grande série, « se sont les rencontres et les savoir-faire qui m’attirent, les affinités et les liens qui se tissent. J’éprouve toujours autant de plaisir à découvrir un nouveau matériau. J’aime être dans les ateliers et la transmission qui s’opère pour comprendre et appréhender tant la matière que le savoir-faire qui lui est associé ».
www.sbalini.com